La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé mercredi la mise en place d'un dispositif d'indemnisation des victimes du valproate de sodium, la substance active de l'épileptique Dépakine, qui sera voté au Parlement d'ici la fin de l'année. Un pictogramme alertant sur les dangers de ce traitement chez les femmes enceintes sera aussi apposé sur les boîtes de médicament, en plus des mentions d'alerte déjà existantes, précise le ministère. Sanofi, qui commercialise ce médicament n’avait indiqué sur la notice que : « femmes enceintes, consultez votre médecin ». Il a fallu 40 ans pour encadrer la prescription de l'antiépileptique Dépakine, qui cause un risque élevé - de l'ordre de 10% - de malformations congénitales mais également d'un risque accru d'autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche, pouvant atteindre jusqu'à 40% des enfants exposés. Commercialisée depuis 1967 en France, la Dépakine est aujourd'hui sur la sellette comme tous les médicaments à base de valproate de sodium.
Source: L'Humanite August 24, 2016 13:52 UTC