Dans le cadre des débats autour de la mise en place du compte pénibilité instauré par la loi du 20 janvier 2014, le syndicat menait une campagne pour la retraite anticipée à 55 ans pour les ouvriers du bâtiment. Les militants avaient occupé le patio pendant toute la matinée, avant d’être évacués par la police. Sur plainte de la FFB, l’administrateur de la fédération CGT, Philippe Christmann, est poursuivi pour « dégradations » et comparaît ce matin devant le tribunal correctionnel de Paris. « Ce jour-là, des tracts et des confettis ont été lancés, et quelques jets de peinture au paintball sur la façade intérieure, réplique l’avocate du militant, Me Marion Ménage. « Ce jour-là, ils étaient plusieurs dizaines, il n’est pas question que M. Christmann endosse une responsabilité collective », argue-t-elle, tandis que la fédération CGT dénonce une « convocation à titre individuel pour une action décidée collectivement, stratégie bien connue qui consiste à broyer une personne pour peser sur l’action collective ».
Source: L'Humanite November 04, 2016 07:58 UTC