Sans jamais se moquer ni surplomber, Zouc captait les mille et un visages de la vie. Quarante ans après, alors que sa génération a oublié la dame en noir, Laëtitia Dosch tourne les pages d’un nouvel album et restitue des scènes observés dans la rue, à Pôle emploi, dans les bars ou les hôpitaux, pour dire l’inquiétude de l’époque. « La vie est énorme et elle nous échappe tout le temps » disait Zouc dans une interview, en 1976. Marchant sur les traces de la géniale suissesse, Laetitia Dosch signe un spectacle audacieux, inclassable et dérangeant, qu’elle joue parfois dans l’espace public. Une comédienne libre et singulière qu’on a hâte de découvrir dans « Jeune femme », de Léonor Serraille, en salles le 1er novembre.
Source: L'Humanite October 22, 2017 18:02 UTC