D’abord, parce que réduire une vie aussi riche à la loi de 1974 est faire preuve d’une certaine étroitesse d’esprit. Ensuite, parce que le combat mené par Simone Veil pour légaliser l’avortement, que l’on soit pour ou contre, porte la marque d’une grande dignité. Comme elle le dit à l’époque, « personne n’a jamais contesté que l’avortement soit un échec, quand il n’est pas un drame ». Comme femme, elle ne pouvait ignorer la détresse de celles n’ayant d’autres choix alors que de se faire avorter dans la clandestinité. Et comme ministre, elle assumait courageusement une forme d’obligation de l’État, face à un problème majeur de santé publique.
Source: La Croix July 02, 2017 15:56 UTC