Jusqu'alors les principales formations politiques à Strasbourg convenaient de se relayer à la présidence à mi-mandat. L'élection mardi d'un nouveau président du Parlement européen sera le premier scrutin depuis trente-trois ans dont le sort n'aura pas été réglé d'avance par un accord entre deux groupes politiques. La pratique, qui répondait également à la nécessité de trouver ensuite des majorités de coalition pour faire passer nombre de textes législatifs, durait depuis la seconde élection du Parlement européen au suffrage universel, en 1984. Une majorité simple suffit au quatrième auquel seuls les deux candidats arrivés en tête précédemment sont invités à concourir. Forte de ses 68 parlementaires, l'Alliance des libéraux et des démocrates, au centre de l'hémicycle, a les moyens de faire pencher la balance.
Source: Les Echos January 17, 2017 06:07 UTC