Au premier rang d'entre eux figurent les retraités, qui seraient ainsi susceptibles d'être considérés comme les créanciers d'une dette de second rang dans le système d'Etat providence du XXIe siècle. Or, pour les Etats, cette dette de second rang s'avère massive par rapport à la dette de marché de premier rang qui se situe au-dessus d'elle. Bref, rien ne garantit que les taux d'intérêt chuteront lors de la prochaine crise mondiale. Certes, au sein de nombreuses économies développées, les taux d'intérêt réels (ajustés de l'inflation) sur la dette publique sont inférieurs au taux réel de la croissance économique. Après tout, tant que le revenu augmente plus rapidement que le stock de dette publique, un simple calcul démontre que le ratio dette/PIB (revenu) diminuera au cours du temps.
Source: Les Echos December 12, 2019 06:18 UTC