La prudence de la Banque centrale européenne (BCE), peu pressée de retirer sa politique de soutien, n'entame pas les ardeurs de la monnaie unique au plus haut depuis deux ans et demi. Depuis le début de l'année, le taux de change de l'euro par rapport à ses principaux partenaires commerciaux a gagné 3,5 %, à son plus haut depuis début 2015. Est-ce que Mario Draghi, le président de la BCE, interviendra verbalement pour éviter que la monnaie unique ne s'apprécie trop et trop rapidement ? Cette année, la BCE prévoit que la hausse de l'inflation devrait être de 1,5 %. De quoi suggérer aux marchés que la fin de la politique de soutien sera très progressive.
Source: Les Echos July 02, 2017 22:30 UTC