Sans doute évoquées pour la première fois dans un discours de politique générale, les communes nouvelles risquent de devenir une des pierres angulaires de l'aménagement du territoire à la sauce Macron-Philippe. « Mutualisation des moyens, diminution des coûts de fonctionnements,etc », à chaque fois les mêmes arguments sont employés pour engager ces fusions et faire passer le nombre de communes sous la barre des 36 000. Comme l'AMRF, qui dénonce l'illusion que les communes pourront à la fois bénéficier des avantages de la fusion et conserver leur identité, Laurent Girard s'est vite rendu compte que les maires des communes déléguées sont devenus des « super gardes-champêtres » et qu'avec l'abaissement du nombre d'élus à 39 à l'horizon 2020, c'en sera fini de la représentation des habitants des communes historiques. Quant à celles prévues par des capacités plus fortes à négocier, notamment des appels d'offres, elles jouent finalement contre les territoires. « Avant, nous pouvions travailler avec des acteurs locaux, mais avec la taille des nouveaux contrats, ce sont les grandes entreprises qui emportent les marchés publics ».
Source: L'Humanite July 17, 2017 10:07 UTC