L'organisation d'un vote des pilotes sur la création d'une nouvelle filiale low cost met au grand jour le décalage entre la propriété et le contrôle du groupe Air France-KLM. Sur le papier, le public possède 74 % du groupe Air France-KLM (flottant), l'État français, 17,6 % et l'ensemble des salariés, 6,4 %. Faire voter une catégorie de personnel sur une option stratégique majeure crée une situation où les décideurs, les pilotes, ne sont pas les payeurs. Les propriétaires des 74 % de flottant du groupe Air France-KLM doivent regarder tout ça avec beaucoup d'inquiétude. S'il faut vraiment que le groupe Air France soit contrôlé par ses salariés, il faudrait respecter le principe "une personne, une voix".
Source: Les Echos July 17, 2017 09:33 UTC