En 2015, Leila Chahid avait déclaré : « Le Festival Gnaoua d’Essaouira a apporté une pierre décisive à la reconnaissance d’une culture populaire forgée et transmise à travers les siècles par une population fragilisée ». La tagnaouite et la santeria se sont entrelacées avec fraternitéLa formation Osain del Monte, en provenance de Cuba, et le maâlem Hassan Boussou ont marqué les esprits, lors du concert de restitution de leur résidence. Suite à un problème technique, Osain del Monte n’a pas pu disposer des tambours batá, primordiaux dans la musique afro-cubaine d’essence sacrée. Les percussionnistes d’Osain del Monte ont parfaitement transposé les parties dévolues aux tambours batá sur les congas et les claves. La symphonie de saveurs harmonisait miel de thym et basilic, pistache, rose et framboise… Au Festival d’Essaouira, les délices se succèdent ou s’ajoutent, inattendus, infinis, inouïs.
Source: L'Humanite July 01, 2019 12:13 UTC