"Quand j'arrive le matin à six heures, je prépare la viande, et après je la mets dans des plats. Aujourd'hui par exemple je dois faire 18 barquettes", explique le jeune homme, dans la cuisine réfrigérée à 8 degrés de l'hôpital d'Arras, où il aligne méthodiquement les rouleaux de jambon et de surimi sur de grands plateaux d'inox. A 14 heures, il ôtera sa veste blanche, les sur-chaussons et la charlotte qui lui enserre la tête pour rejoindre le petit logement qu'il partage avec un autre réfugié dans le centre ville d'Arras. Il est passé par la Libye, a traversé la Méditerranée en bateau, avant d'arriver en France, via Marseille, Paris puis Calais. Mais même s'ils ont "tous la volonté" de travailler, "la majorité n'est pas en formation ou en emploi", reconnaît M. Picarda.
Source: La Croix October 21, 2017 15:45 UTC