La loi du 19 mars 1946 sur la départementalisation française de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion marque un tournant majeur dans l’histoire politique des outre-mer et dans celle de la France. En inscrivant ces territoires dans l’espace national, elle contribue également à faire de la République une puissance présente bien au-delà du cadre européen. Portée à l’Assemblée constituante par plusieurs élus originaires de ces anciennes colonies – parmi lesquels Aimé Césaire, Léopold Bissol, Gaston Monnerville, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche –, cette réforme institutionnelle vise à substituer au régime colonial l’application du droit commun républicain. La départementalisation apparaît comme l’aboutissement d’une revendication de longue durée en faveur de l’égalité civique et sociale avec la « métropole ». Pas de rupture immédiate avec l’ordre colonialLa décision de 1946 doit également être replacée dans le contexte plus immédiat de la Seconde...
Source: L'Humanite March 27, 2026 13:43 UTC