Si Ursula von der Leyen, désignée par les chefs d'Etat début juillet, réunit alors une majorité absolue, l'affaire sera close : la ministre allemande de la Défense, 60 ans, issue de l'aile sociale de la CDU d'Angela Merkel, sera bien la première femme présidente de la Commission européenne, à compter de novembre, où elle succédera à Jean-Claude Juncker. A l'opposé, un rejet par le Parlement plongerait l'Europe dans une crise politique et institutionnelle. Ils espèrent ainsi arracher un maximum de promesses, notamment sur les vice-présidences de la Commission, à une Ursula von der Leyen lancée dans un délicat marchandage. Le groupe Renew n'est pas parti pour renverser la table et chez les sociaux-démocrates, Ursula von der Leyen peut espérer le soutien bon gré mal gré d'une majorité en dépit de la fronde du SPD allemand . Le risque réel pour Ursula von der Leyen semble surtout d'être « mal » élue et d'arriver dans un climat de méfiance et de division latente.
Source: Les Echos July 15, 2019 14:32 UTC