Il suffit parfois d’une simple averse pour que la ville change de peau. Les trottoirs se transforment en ruisseaux, les caniveaux reprennent vie, les façades dégoulinent. La pluie entraîne avec elle boues, poussières, hydrocarbures, mégots… Mais ce grand nettoyage urbain cache aussi une pollution bien plus discrète, nichée au cœur même des murs. Car pour protéger les façades contre les mousses, les algues et les micro-organismes, peintures et enduits intègrent des biocides chimiques. À chaque épisode pluvieux, une partie de ces composés invisibles à l’œil nu quitte la façade pour entamer un voyage dont on commence seulement à...
Source: L'Humanite February 07, 2026 02:56 UTC