De son lieu de naissance à son milieu familial en passant par les raisons qui l'ont poussé à fuir son pays, toute sa vie est mise à nu. Rasé de près, les cheveux plaqués avec du gel, Bacha Ghazan* s'installe dans un siège du box 50. Quelque peu impressionné, il s'apprête à défendre son cas devant un officier de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), à Fontenay-sous-Bois. «Je suis né en 1366», répond monsieur Ghazan, qui se base sur le calendrier persan, issu de la tradition zoroastrienne de la Perse pré-islamique. «Vous ne pouvez pas être plus précis sur la date?», relance la jeune femme.
Source: Le Figaro July 12, 2017 18:10 UTC