Elle-même a éprouvé l’arbitraire, le racisme du système judiciaire américain et fait l’expérience de l’incarcération. Angela Davis a consacré sa vie à la lutte pour une société sans prison, à mettre au jour les filiations entre le système pénal esclavagiste et le système carcéro-industriel présent. Vous appelez à penser l’abolition comme un mandat pour inventer une organisation sociale qui rendra obsolète la prison, la peine carcérale. Pourquoi faut-il penser ensemble l’abolition de la prison et celle du racisme, du patriarcat, la sortie du capitalisme ? Le mouvement abolitionniste, tel qu’il a évolué, en particulier aux États-Unis, est très ancré dans le mouvement contre le racisme.
Source: L'Humanite December 21, 2025 11:31 UTC