Jakob Lenz (1752-1792), comme Hölderlin et Schumann, fait partie de ces (pré) romantiques allemands à l'esprit tourmenté et à la santé mentale fragile. Elle constitue la base du livret de Michael Fröhling pour l'opéra de Wolfgang Rihm. Lenz termine sa vie prisonnier d'une camisole de force, répétant inlassablement « Logique, logique, logique... »Pareil sujet ne peut qu'inspirer une musique chaotique, instable, éruptive, dissonante, douloureuse, au bord de la rupture. Ingo Metzmacher restitue à cette partition sa force d'électrochoc avec le secours d'un Ensemble Modern toujours aussi impressionnant de virtuosité et d'un sextuor vocal impeccable. Jakob Lenz de Wolfgang RihmDirection musicale d'Ingo Metzmacher.
Source: Les Echos July 06, 2019 11:15 UTC