« Le degré révolutionnaire d’un pays se mesure à la maturité politique de ses femmes », déclarait Akua Asabea Ayisi. Alors que les prisons étaient remplies de militants en lutte contre le colonialisme britannique, elle s’enflammait en ces termes : « Le temps des prières est fini. Mourons avec les impérialistes plutôt que de vivre à genoux ! »Née en 1927 à Mampong Akuapem, dans ce qui était alors la colonie britannique de la Côte-de-l’Or, futur Ghana, Akua Asabea Ayisi est la huitième d’une fratrie de dix enfants. Elle reçoit une éducation sévère (à l’école presbytérienne) mais juste, grâce à un père linguiste et une mère farouche partisane de l’indépendance et de l’éducation des filles,...
Source: L'Humanite January 01, 2026 14:37 UTC