Rappelant quelque chose de très ancien de notre vulnérabilité devant la nature, et du mal aveugle qui frappe indifféremment. Un célèbre roman de 1947… La Peste, d’Albert Camus. Oh je sais, dans ce livre qu’il hésita à publier, Camus décrit une épidémie de peste à Oran pour mieux représenter l’épidémie de haine qui ravagea l’Europe. Et quand Tarrou, personnage du roman de Camus, affirme face aux avancées de la peste : « Vos victoires seront toujours provisoires », le docteur Rieux lui répond : « Toujours je le sais. Humains, c’est-à-dire des « êtres éphémères », lisait-on déjà dans l’Odyssée.
Source: La Croix February 11, 2020 18:22 UTC