C’est un phénomène qui inquiète de plus en plus : 2 265 faits de violence verbale et physique contre les élus en 2022, contre 1 720 en 2021, selon les chiffres du ministère de l’intérieur. « La situation n’a cessé de s’aggraver », s’alarme-t-on à l’AMF, en dénonçant une « spirale de violence qui attaque notre démocratie » et une « banalisation de la violence politique ». À lire aussi Les agressions contre les élus augmentent encoreAu-delà du travail de recension et d’analyse, le législateur a plusieurs fois renforcé le volet répressif. Sa principale mesure devrait être d’appliquer des circonstances aggravantes en cas de violences commises sur un « titulaire d’un mandat électif public ». Si cet élargissement renforce la protection des personnes concernées, son besoin illustre cette montée préoccupante de la violence.
Source: La Croix May 17, 2023 23:02 UTC