La chancelière allemande, le président français, les premiers ministres espagnol et néerlandais s’étaient partagé les postes clés dans les institutions européennes : présidences de la Commission européenne, du Parlement européen, du Conseil européen, de la Banque centrale européenne (BCE) et poste de haut représentant pour les affaires étrangères. »Le successeur d’Antonio Tajani sera élu quoi qu’il arrive ce mercredi à StrasbourgSimple contretemps ou faillite plus profonde ? Ce n’est pas encore tout à fait tranché, mais, d’ores et déjà, la fièvre qui s’empare du sommet européen révèle plusieurs éléments. Angela Merkel n’est, elle, plus en capacité d’imposer ses choix : ce sont en effet les chefs de gouvernement et les troupes de son parti, le Parti populaire européen (PPE), qui ont sabordé le projet d’accord conclu à Osaka. À partir de maintenant, les échanges vont donc se poursuivre sur deux fronts : au Conseil, qui détient toutes les prérogatives en matière de propositions, et au Parlement européen.
Source: L'Humanite July 01, 2019 18:22 UTC