Dans le jardin automnal de Julie Hugo, les feuilles mortes se ramassent à la pelle mécanique. Pour qui se souvient de Solange la Frange, trio d’electroclash bling-bling aux deux tiers masculins qu’incarnait Julie Hugo au micro, le grand écart stylistique impressionne. S’il m’arrivait un truc, j’ai voulu laisser quelque chose de beau à ma fille, Marcia.»N’imaginez pas que Julie Hugo raconte cela dans un souffle de diva désespérée. Ce n’était pas la fête quand j’ai écrit ces chansons, et ce n’est pas simple de les chanter live. «Beauregard en novembre» égrenne huit morceaux au tempo de procession, offerts aux cordes et aux percussions que survolent la voix haute et chaude de Julie Hugo.
Source: Tribune de Genève December 06, 2019 21:22 UTC