Malgré toutes ses précautions oratoires, elle a bel et bien annoncé une rupture, même si, sans fausse pudeur, Theresa May cherche à en réduire la facture pour les Britanniques. Il faut alors garder son sang-froid face à ceux qui, prétendant remettre de l’ordre, sèment le désordre. Ils autorisent ce paradoxe plein d’humour : hier à Davos, le président communiste chinois, Xi Jinping, s’est fait le chantre du libéralisme, de la régulation des échanges et du rééquilibrage de la mondialisation. C’est ce monde chancelant où le sens du dialogue et du compromis s’étiole gravement qu’il va falloir consolider. Malgré les défauts et les complications du multilatéralisme, il est bien préférable au chaos qu’annoncent toutes les politiques conduites à l’emporte-pièce.
Source: La Croix January 17, 2017 17:40 UTC