Cela aurait pu être le titre d'un de ces blockbusters qui remplissent les caisses de Sony Pictures. Mais Guardians of Peace, le nom du collectif qui a revendiqué le piratage de la société en novembre 2014, est vite devenu synonyme de cauchemar pour le studio américain. Dans la masse des documents dérobés, quelque 100 téraoctets de données, distillés sur Internet pendant plusieurs semaines, se trouvent des copies de films, mais aussi des données personnelles sur plusieurs milliers d'employés et des conversations confidentielles. La grille des salaires est également publiée, révélant des écarts de rémunération entre hommes et femmes ou entre Blancs et Noirs. En décembre, les Guardians of Peace pousseront d'ailleurs Sony à limiter drastiquement la diffusion en salle de « The Interview », une comédie sur un complot visant à assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-un.
Source: Les Echos August 25, 2016 03:14 UTC