Par Yves BourdillonPublié le 2 nov. 2023 à 17:39 Mis à jour le 2 nov. 2023 à 18:19C'est une loi impitoyable de l'actualité ; un sujet brûlant en chasse un autre. Soudainement, la guerre entre la Russie et l'Ukraine , en laquelle les Philippulus de la géopolitique (du nom de ce personnage de Tintin prédisant l'Apocalypse) voyaient les prémices d'une troisième guerre mondiale, est supplantée par une autre menace planétaire : la guerre entre Israël et le Hamas susceptible de se propager au Liban, puis à l'Iran, avec alors intervention des Etats-Unis, guerres civiles dans les banlieues ailleurs et embrasement final. Il est vrai que les crimes du Hamas, ou les bombardements sur Gaza, semblent plus dramatiques et spectaculaires que la routine de destruction de chars en Ukraine orientale. Ce qu'illustre un élément pas si anecdotique que cela : la semaine dernière, huit fois plus de dépêches d'agences de presse internationales traitaient du conflit Israël/Gaza (490) que de celui entre Moscou et Kiev (63).
Source: Les Echos November 03, 2023 11:07 UTC