CFDT, CGT, FO, mais aussi l’OGBL luxembourgeoise, la CGIL italienne, l’Unia suisse ou encore la KMWU sud-coréenne… Derrière les drapeaux habituels des syndicats français, d’autres bannières flottaient en tête du défilé parisien du 1er-Mai, donnant une dimension européenne et mondiale au rassemblement français. « Ils sont très étonnés de l’attitude du gouvernement : chez eux, nous disent-ils, la réforme aurait été retirée depuis longtemps face à une telle mobilisation ! » Si des Iraniens, des Colombiens ou des Américains sont là, la majorité sont européens, partageant leur étonnement face à l’unité syndicale, la force de la mobilisation et la réponse du gouvernement. « Ce qui nous impressionne c’est l’unité du mouvement à la fois entre syndicats, mais aussi avec la société », reconnaît-elle, un brin admirative. Elle espère que les syndicats transalpins, pourtant bien plus forts en nombre d’adhérents, soient un jour capables d’un « vrai mouvement qui traverse toutes les générations ».
Source: La Croix May 02, 2023 01:13 UTC