C'est "pris entre deux feux", celui des jihadistes et celui des forces irakiennes qui tentent d'avancer dans l'est de Mossoul, qu'Abou Sara est également parti. Lui aussi a quitté le quartier de Samah, dans l'est de Mossoul, avec dans les bras son dernier né âgé d'à peine 15 jours. "Il y avait des snipers qui tiraient, des mortiers qui tombaient, c'était un véritable enfer, une tragédie totale", raconte-t-il. "On revient à la vie, enfin", dit-elle en couvant du regard sa progéniture, qui joue dans les graviers à ses pieds. Quand elle était encore à Mossoul, elle était ce que dans leur jargon les militaires appellent une "source".
Source: La Croix November 05, 2016 17:22 UTC