Le décalage entre les autorités et le hirak, le vaste mouvement de contestation qui secoue l’Algérie depuis près de dix mois, a atteint son acmé ce 12 décembre, jour de l’élection présidentielle imposée par l’armée. Tandis que pour Le Soir d’Algérie, « l’élection présidentielle a permis au pays d’éviter des "scénarios suicidaires" », évoquant la phase de transition ou l’assemblée constituante défendue par certaines parties du hirak. Mohamed Charfi, président de l’agence dite indépendante des élections, s’est félicité à la mi-journée du « bon déroulement de l’élection présidentielle dans 95 % des centres de vote ». « Pas de solution à l’égyptienne en Algérie », brandissait une manifestante, contre la répression et la préemption du pouvoir par les généraux. Le hirak focalisé sur le rejet de l’élection présidentielle devra toutefois se réinventer après l’élection.
Source: La Croix December 12, 2019 18:11 UTC