L’élection présidentielle au Portugal se décidera lors d’un rare second tour entre le candidat de centre gauche et le leader de l’extrême droite, qui a atteint dimanche un nouveau palier en se qualifiant pour le vote décisif prévu le 8 février. Alors que l’élection d’un président portugais n’avait pas requis un second tour depuis 1986, ce scénario témoigne des bouleversements provoqués ces dernières années par la montée de l’extrême droite dans le pays ibérique. Face aux résultats de dimanche, M. Montenegro a lui refusé de choisir entre M. Seguro et M. Ventura. Elu au suffrage universel, le président portugais ne dispose pas de pouvoirs exécutifs, mais il peut être appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise, disposant du droit de dissoudre le Parlement pour convoquer des élections législatives. Ayant fait le choix d’un vote utile à gauche, Alexandre Leitao, un biologiste de 50 ans, a dit assister avec « une grande inquiétude » à « une dérive vers l’extrême droite très négative ».
Source: La Croix January 18, 2026 23:44 UTC