Alors que le résultat de l’élection restait encore incertain ce mercredi, même si Joe Biden semblait avoir plus de chances de l’emporter à l’arraché, un groupe de perdants incontestable a émergé de la folle nuit du 3 novembre: les sondeurs, les médias et les commentateurs, cette planète intellectuelle qui forge l’opinion publique américaine dans une large part, et influence aussi massivement l’Europe. Depuis des mois, s’appuyant sur des sondages annonçant des écarts gigantesques entre les deux candidats, chiffres qui se sont avérés très éloignés de la réalité, ils prévoyaient qu’«une vague bleue» allait submerger le pays et démontrer que l’affreux Donald Trump n’était qu’un accident de l’Histoire, à la fois moral et politique. Une fois ce diable écarté, on reviendrait à la normale. Mais la formidable puissance du soutien dont le turbulent milliardaire continue de jouir dans les classes populaires, malgré une pandémie qui a fait 220.000 morts, et mené à un effondrement économique spectaculaire,
Source: Le Figaro November 04, 2020 20:48 UTC