Son front de mer rénové d’où rien ne dépasse, ses rues quasi désertes mais remplies d’agences immobilières, ses résidences secondaires aux volets fermés… Difficile d’imaginer que Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), tranquille station balnéaire posée au pied de l’imposant pont de Saint-Nazaire, ait pu être au cœur de l’actualité nationale jusqu’à faire réagir le président de la République. Voilà deux ans et demi, l’extrême droite avait pourtant fait de cette commune de 15 000 habitants – jusqu’à 45 000 l’été – son terrain de lutte identitaire et anti-immigration. Une secousse bien plus importante que le fracas des vagues de l’Atlantique : manifestations paramilitaires, intimidations, menaces de mort, slogans « La France aux Français »… Et même l’incendie du domicile du maire d’alors, Yannick Morez, qui a fini par démissionner, remplacé par sa première adjointe Dorothée Pacaud. Proches de Reconquête et du mouvement catholique intégriste Civitas, les nervis avaient dans le viseur un centre d’accueil pour...
Source: L'Humanite March 05, 2026 05:00 UTC