L’historien algérien Mohammed Harbi, connu pour ses critiques du pouvoir post-indépendance en Algérie, est décédé à Paris jeudi soir à l’âge de 92 ans, a annoncé vendredi 2 janvier l’agence officielle algérienne APS, informée par ses proches. Il est mort « après avoir lutté pendant quatre jours contre une infection pulmonaire dans un hôpital parisien », a précisé sur sa page Internet son ami l’historien Ali Guenoun. Cet enseignant à la Sorbonne a salué la « contribution majeure » d’une « figure de la lutte pour l’autodétermination et l’émancipation du peuple algérien ». Mohammed Harbi a été l’un des premiers historiens algériens à questionner les récits officiels de la guerre de libération (1954-1962) et la construction politique post-indépendance. Dans un message de condoléances vendredi, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a qualifié Mohammed Harbi d’« historien lettré dont la disparition fait perdre à l’Algérie un homme d’exception, engagé très tôt dans le combat politique contre la colonisation ».
Source: La Croix January 02, 2026 22:26 UTC