La Croix L’Hebdo : Vous analysez la montée du populisme comme une conséquence de la « tyrannie du mérite ». Michael J. Sandel : La méritocratie constitue, évidemment, une alternative enviable au régime aristocratique d’antan. Soit, mais le mérite comprend une part de labeur qui, lui, dépend de nous...M. J. S. : C’est vrai ! Il faut en finir avec la méritocratie pour renouer avec la solidarité, pour réaliser aussi combien nous sommes dépendants les uns les autres. M. J. S. : L’enseignement supérieur promet la mobilité par le mérite mais pérennise, en réalité, le privilège.
Source: La Croix March 21, 2021 09:56 UTC