Le massacre de centaines de personnes dans les violences communautaires ayant embrasé mi-décembre des villages de l'ouest de la RDC «pourraient constituer des crimes contre l'humanité», une violence «facilitée par l'absence de l'Etat», a estimé aujourd'hui l'ONU. «J'encourage le gouvernement à initier un processus de réconciliation et de vérité entre les communautés Banunu et Batende, processus indispensable pour apaiser les conflits intercommunautaires et prévenir de nouvelles violences», a-t-elle ajouté. Le nombre réel de victimes est probablement plus élevé, selon l'ONU, «car de nombreux corps ont vraisemblablement été jetés dans le fleuve Congo». En outre, les enquêteurs n'ont pas pu se rendre au Camp Nbanzi où des attaques ont également été rapportées. Selon les enquêteurs, «les attaques étaient dirigées par des villageois Batende équipés d'armes à feu, notamment de fusils de chasse, de machettes, d'arcs, de flèches et d'essence, et ciblaient les villageois Banunu».
Source: L'Humanite March 12, 2019 12:56 UTC