"On ne suspend pas l'autonomie de la Catalogne ", a assuré le chef du gouvernement espagnol, tout en annonçant l'activation de l'article 155 de la Constitution. Ces mesures doivent être approuvées en principe d'ici le 27 octobre par le Sénat, où le parti du chef du gouvernement Mariano Rajoy dispose de la majorité absolue. Une fois M. Puigdemont destitué, le parlement ne pourra pas non plus procéder au choix ni à la nomination d'un successeur, si le Sénat approuve les demandes du gouvernement. Aptès la destitution du gouvernement catalan, les fonctions de la Generalitat, présidé par Carles Puigdemont, un indépendantiste de la première heure, seront exercées par des "organes créés à cette fin par le gouvernement national", mais "en principe par les ministères (nationaux) aussi longtemps que durera cette situation exceptionnelle", a expliqué le chef du gouvernement. Madrid devrait prendre le contrôle de la police régionale, les Mossos d'Esquadra, dont le chef a été inculpé de sédition pour ne pas avoir empêché le référendum d'autodétermination le 1er octobre.
Source: L'Humanite October 21, 2017 12:22 UTC