Nuithonie » Le faisceau des projecteurs rase le sol, la lumière est horizontale, comme un crépuscule d’hiver. Elle sculpte les corps, donnant à la scène un caractère à la fois graphique et mystérieux, offrant la sensation d’en découdre avec le noir. Laisser la nuit tomber jusqu’à la limite de la perception? On devine la minutie du travail, le jeu raffiné des nuances de l’ombre, la précision d’horloge des corps, mais aussi la qualité d’écoute, la complicité de chacun, les discussions respectueuses. Sur une scène en pente inversée, treize danseuses et danseurs vibrent d’une pulsation régulière, s’enroulent et se déroulent, caressent leur visage.
Source: La Liberte October 08, 2020 10:41 UTC