À l’heure de la mondialisation et des fonds de pensions, des propriétaires qatariens du Paris-SG et des actionnaires chinois de Nice, de la communication cadenassée et des présidents salariés, Louis Nicollin incarnait une génération de dirigeants de football d’un autre temps. Il y avait eu des hauts et des bas, des descentes et des remontées, des défaites cuisantes et des exploits, des stars authentiques et des recrues à oublier, des fâcheries et des réconciliations, des coups de gueule et des franches rigolades. Après tout, pour l’essentiel, c’était son argent de chef d’entreprise qui était en jeu et pas celui d’un actionnaire lointain. Chez lui, la truculence, la gouaille et la faconde voisinaient avec l’outrance, la provocation et la vulgarité. Il est mort comme il aimait vivre, victime d’un malaise en fêtant ses 74 ans à la table d’un restaurant étoilé.
Source: La Croix June 30, 2017 13:18 UTC