L’été sera assurément festif à Haworth cette année, avant un été encore plus spécial l’an prochain, le 30 juillet 2018 voyant le bicentenaire de la naissance d’Emily Brontë. En cette période plus encore que toute l’année, nombre de touristes et aficionados affluent dans le petit village du Yorkshire où les sœurs Brontë écrivirent parmi les plus grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Aujourd’hui, toutefois, il fait très beau et j’espère que le retour de l’été réchauffera les cœurs et y allumera l’espoir. Mais c’est dans la poésie d’Anne et encore plus dans celle d’Emily que l’on trouve le plus de références à l’été – et, plus largement, aux saisons et aux éléments changeants. Ainsi écrit-elle en août 1842 : « Oh comme j’aime par les nuits d’été/M’asseoir dans l’enclos de ce porche normand/Dont le sombre portail cache les lumières/Qui sur moi vont toujours s’épaississant ».
Source: La Croix July 21, 2017 14:15 UTC