"Une mythologie est en train de se construire autour" du putsch "avec ses martyrs et ses héros", remarque un diplomate européen. Ce phénomène se manifeste concrètement par la multiplication des rues, écoles et autres parcs rebaptisés au nom des victimes du putsch. Nous avons une dette envers eux", explique Abdurrahman Tarik Sebik, président de la Fondation des martyrs du 15 juillet, proche du pouvoir. Des entrepreneurs, des collectivités de toute la Turquie s'étaient empressés après le putsch de promettre des aides au développement au village de Cukurkuyu. Seule la municipalité de Kocaeli (nord-ouest) et celle d'Ankara ont mis la main à la poche, la première en finançant la construction d'un parc, la seconde en rénovant le mur d'enceinte du cimetière.
Source: La Croix July 14, 2017 07:52 UTC