Selon les derniers chiffres de l’Insee, celle-ci a encore progressé de 90 milliards d’euros au premier trimestre 2022, pour atteindre 2 901,8 milliards d’euros fin mars, soit 114,5 % du PIB. Des chiffres à manier toutefois avec précaution, en raison notamment de la saisonnalité de la dette, l’État ayant toujours tendance à emprunter davantage en début d’année. En effet, d’un point de vue purement technique, les périodes inflationnistes sont globalement favorables aux comptes de l’État, le ratio dette sur PIB ayant mécaniquement tendance à diminuer. Enfin, comme le rappelle Bercy, la hausse des taux sur les finances publiques a un effet très « progressif », en raison du renouvellement permanent de la dette. Ce premier dégel du point d’indice depuis février 2017 représentera un coût total de 7,5 milliards d’euros, réparti entre l’État et les collectivités.
Source: La Croix June 29, 2022 12:02 UTC