Fait quasi improbable, cette passion a fini par se retrouver transposée dans une partition, pour le compte d’une pièce au titre explicite: «Rugby». Mise en bouche tonique, donc, avalée sans encombre par un orchestre à son affaire, placé sous la direction de Lionel Bringuier. Mais ce qui a importé le plus, ce fut le retour d’un autre gentleman: le violoncelliste Truls Mørk, qui s’attaquait au vibrant et lyrique «Concerto pour violoncelle» de Schumann. La «Sarabande» de la «Suite No2, BWV 1008» de Bach, livrée en bis, a apporté sa dose de mélancolie à l’épilogue. Plus tard, les atmosphères exotiques de «Shéhérazade, suite symphonique op.35» de Rimski-Korsakov ont dévoilé un orchestre aux registres expressifs particulièrement aiguisés.
Source: Tribune de Genève December 06, 2019 16:41 UTC