Aux 150 tirés au sort, le président de la République confirme la possibilité d’un référendum sur les mesures fortes qu’ils pourraient avancer. Il ajoute être prêt à « innover démocratiquement », en soumettant par ailleurs les recommandations plus générales à un référendum consultatif. Alors que Napoléon III affectionne le plébiscite, la Ve République fait du référendum un outil d’arbitrage à la main du président. L’exigence de délibérationDangereux à l’heure des populismes, le référendum serait aussi impuissant à résoudre la crise démocratique. Un usage du référendum qui n’en ferait plus une arme contre le parlement comme à l’époque gaullienne mais une « soupape démocratique dans le cadre d’un présidentialisme absolu », écrivent-ils.
Source: La Croix February 12, 2020 06:11 UTC