Andrej Babis, surnommé le « Trump tchèque », a réalisé son dernier grand rêve : diriger la République tchèque. Profitant de la méfiance des Tchèques vis-à-vis de leur classe politique et des « ordres de Bruxelles », son mouvement populiste ANO (qui signifie « Oui » en tchèque) a largement remporté les élections législatives. Sa campagne fondée sur la lutte contre la corruption, contre l’accueil des migrants et la zone euro, lui aura permis de remporter 29,7 % des voix aux législatives de vendredi 20 et samedi 21 octobre, soit 78 sièges à la chambre basse, sur 200. Andrej Babis a proposé des négociations à tous les partis entrés au Parlement pour former une coalition et le gouvernement. Né le 2 septembre 1954 à Bratislava, le jeune Andrej fréquente l’école primaire à Paris et secondaire à Genève, grâce à son père, un « cofondateur du commerce extérieur slovaque », selon lui.
Source: La Croix October 22, 2017 12:56 UTC