Au début du Moyen Âge, le midrash se divise en deux branches : le midrash halakha (qui reprend l’enseignement dispensé dans les académies et a une portée plutôt juridique) et le midrash haggada (élaboré à partir des sermons des synagogues, de portée plus morale). Le midrash permet aussi de « combler les vides » parfois laissés par le texte biblique. » (3) Le principal recueil du midrash haggada est le midrash rabba. Pour le père Michel Remaud, « les ”Écritures” citées par le Nouveau Testament étaient des Écritures déjà interprétées : les targoum (paraphrase populaire de la Bible hébraïque en araméen, NDLR) et le midrash sont des maillons indispensables de la dynamique qui va de l’Ancien au Nouveau Testament » (4). « Si le principe même de la possibilité d’un éclairage des textes évangéliques par les traditions rabbiniques n’est guère mis en doute, le style particulier du midrash, généralement déroutant pour le lecteur chrétien, constitue pour certains un obstacle difficile à surmonter, écrit par ailleurs le père Remaud (5).
Source: La Croix October 20, 2017 19:52 UTC