DÉCRYPTAGE - Depuis le début de la crise de pouvoir qui secoue son ancienne colonie, la France est restée prudente. Mais le mot d'ordre «ni ingérence ni indifférence» commence à montrer ses limites. Vis-à-vis des deux grandes crises de pouvoir qui écrasent l'actualité depuis plusieurs semaines, la diplomatie française a adopté des postures très différentes. Emmanuel Macron a salué, dans un tweet, «le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour la liberté». En Algérie, où la jeunesse manifeste pacifiquement contre le pouvoir de Bouteflika, la France est depuis le début de la crise restée d'une prudence de Sioux.
Source: Le Figaro March 12, 2019 19:30 UTC