En cas d’approbation, la levée de ces trois interdictions, adoptées à la fin de la dictature, devrait encore être confirmée par la Cour constitutionnelle. Au lendemain d’un vote favorable au Sénat, les députés votaient le 20 juillet pour autoriser l’avortement en cas de risque pour la mère, de viol ou de non-viabilité du fœtus. En course pour un second mandat présidentiel en 2013, Michelle Bachelet avait fait de l’avortement l’un des thèmes majeurs de sa campagne. Ce n’est qu’en 1990, avant de quitter le pouvoir au lendemain d’un référendum perdu, que le dictateur Augusto Pinochet l’avait banni. À lire : Au Chili, l’épiscopat mobilisé contre le projet de loi sur l’avortementSelon l’Organisation mondiale de la santé, outre le Chili, le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, Haïti, la République dominicaine (Amérique), les Philippines et les îles Palaos (Asie), le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Gabon, le Congo, Madagascar, Djibouti et la Mauritanie (Afrique), Malte, Andorre et Saint-Marin (Europe) interdisent totalement l’avortement.
Source: La Croix July 20, 2017 15:22 UTC