Un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Southwest Airlines sur le tarmarc de l'aéroport de Baltimore, le 13 mars 2019 dans le Maryland / AFPLes autorités américaines ont résisté jusqu'à la dernière minute avant de clouer au sol à leur tour le 737 MAX, une résistance qui pourrait s'expliquer par les liens étroits avec Boeing et sa puissante machine à lobbying. "Parce que la FAA (l'agence américaine de l'aviation, ndlr) et Boeing ont des relations trop étroites", estime Jim Hall, ancien président du NTSB, l'autre régulateur aérien du pays. Le fait que ce soit M. Trump et non la FAA qui ait annoncé l'immobilisation du 737 MAX est, selon lui, la preuve, de ces relations "incestueuses" du gouvernement fédéral avec Boeing, qualifié d'"entreprise emblématique" en 2015 par Barack Obama. L'entreprise a par exemple fait une contribution d'un million de dollars aux comités d'investiture de Barack Obama et de Donald Trump. Il a également téléphoné au locataire de la Maison Blanche mardi pour retarder l'immobilisation du 737 MAX, a indiqué à l'AFP une source proche.
Source: La Croix March 14, 2019 15:39 UTC