« Pour la hiérarchie ecclésiale, la vocation de frère non prêtre n’est pas toujours considérée comme pleine et entière », souligne encore un religieux, citant des revues consacrées à la question des vocations quasiment exclusivement centrées sur la figure du prêtre. Un constat qui rend pressante l’invitation de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée : « Les pasteurs et les membres de la hiérarchie de l’Église sont invités à favoriser la connaissance et la valorisation du religieux frère dans les Églises locales (…) en faisant la promotion de cette vocation, spécialement dans la pastorale des jeunes, et en facilitant la participation active des religieux frères et des religieuses dans les instances de consultation, de décision et d’action de l’Église locale. Une différence était marquée dans l’Église régulière entre les religieux de chœur, lettrés (souvent nobles) et les religieux convers, illettrés. Elle note également l’influence de la réforme du concile de Trente qui « valorise le sacerdoce et la mission, au détriment des religieux convers ». L’historienne souligne aussi « la nouvelle dynamique missionnaire, avec la croissance urbaine et celle du monde ouvrier », qui requiert des prêtres plutôt que des religieux convers.
Source: La Croix January 27, 2017 10:28 UTC