L'entrée en scène en Grèce d'un nouveau premier ministre, libéral et conservateur, ne marque pas forcément pour les grands argentiers européens le passage soudain de l'ombre à la lumière. Kyriakos Mitsotakis a essayé de rassurer ses partenaires européens, qui sont aussi ses principaux créanciers, sur sa volonté de réformer son pays et de relancer la croissance. Sa proximité avec le monde des entreprises est notoirement supérieure à celle de son prédécesseur, le radical de gauche, Alexis Tsipras. Durant la campagne électorale, le nouveau visage de la Grèce a annoncé qu' il voulait en finir avec la surtaxation des classes moyennes, misant sur une réduction massive et rapide des impôts. Un doute qui, ajouté à l'imminence des élections législatives, avait incité les ministres des Finances à repousser toute nouvelle mesure d'allégement de la dette grecque.
Source: Les Echos July 08, 2019 16:53 UTC