C'est en ces termes que l'OCDE qualifiait, en juin dernier, le dispositif de formation continue des enseignants en France, dans son enquête Talis , réalisée auprès de 260.000 professeurs de collège et 15.000 chefs d'établissement répartis dans 50 pays. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les enseignants français ont moins de formation continue que ceux des autres pays (83 % contre 94 % dans le reste de l'OCDE). Les auteurs de l'enquête Talis évoquent d'autres obstacles à la formation continue en France : incitation insuffisante, contrainte de temps, auxquelles s'ajoute le fait que l'offre de formation « ne répond peut-être pas [aux] besoins » des enseignants. Or, les pays qui affichent les meilleurs résultats dans cette enquête internationale ont « tous » investi massivement dans la revalorisation du métier d'enseignant et sur le volet pédagogique de leur formation, indiquait-elle. « Le plus important, c'est l'amélioration qualitative de la formation continue », plaide de son côté le ministre de l'Education nationale, « les systèmes scolaires qui fonctionnent le mieux sont ceux qui ont des formations continues volontaristes ».
Source: Les Echos December 26, 2019 05:26 UTC